Qui mieux que rutkoschinski peut immatriculer votre chevrolet? 3/3

Et voici la fin de l’histoire „Qui mieux que Rutkoschinski peut immatriculer votre Chevrolet ?“.
Bonne lecture à tous !

Pour ceux qui n’auraient pas encore lu les première et deuxième parties de l’histoire, rendez-vous ici et là.

Jour 3

La veille, Rutkoschinski a reçu une nouvelle attestation d’assurance sur le mail d’entreprise supercool37[at]wanadoo.fr. Aujourd’hui, il m’apporte les plaques scellées chez moi vers midi. Il en a désormais fini avec moi, lui et le monde et a besoin de vacances. Maintenant je dois me rendre encore une fois au service d’immatriculation avec les plaques pour les y visser et enfin récupérer ma voiture laissée sur le parking. Equipé d’outils dignes d’un professionnel (un marteau), je me mets en chemin. Là-bas, je monte la plaque avant, celle conforme aux normes européennes, avec deux visses et un marteau tout simplement tandis que je rencontre plus de difficultés pour celle de derrière. J’ai certes la plaque. Mais elle est nettement plus courte que celle de devant. TROP courte en fait. Les Américains et les Européens n’ont visiblement pas la même conception des plaques d’immatriculations américaines. Les trous prévus par les Américains sur la Chevrolet se trouvent dans tous les cas juste en dehors de la plaque que j’ai.
Je me rends donc en magasin avec ma plaque, mon marteau et mon problème. Une vieille dame se penche tranquillement sur mon histoire : « Viens là mon p’tit, on va voir c’qu’on peut faire ! » et me vend en premier un support universel de plaque d’immatriculation hyper cher et dont je n’aurai finalement pas besoin. Ce qui me sauvera, c’est son scotch avec lequel j’ai pu serrer la plaque.
Alors que j’essaye de fixer la plaque sur le parking du service des immatriculations, l’employé qui refusait hier d’immatriculer ma voiture, le leader du fan club de ma Chevrolet et Ibrahim me saluent en passant devant moi. Ils veulent tous papoter avec moi. Mais je pense que quand on rencontre plus de connaissances sur le parking de l’administration publique que dans la rue, c’est qu’on s’est trompé quelque part dans sa vie. Je n’ai donc qu’une envie : m’en aller d’ici le plus vite possible.
Mais alors que je pourrais enfin conduire ma voiture, je dois attendre la dépanneuse parce qu’une martre a eu le temps en trois jours de me bouffer un câble.

Dédié à D.